"Toute vérité passe par trois stades : en premier lieu on la ridiculise; en deuxième lieu on s'y oppose violemment; enfin on l'accepte comme si elle allait de soi." Schopenhauer (cité de mémoire)

Que dit la Révélation d'Arès en fait de "vérité" : que le monde doit changer.

quelques réponses aux détracteurs

de la contradiction à la calomnie

Il n'en faut pas beaucoup pour être une secte, il suffit de ne pas être catholique, protestant, juif ou musulman. Ou il suffit de ne pas professer les mêmes idées que le monde environnant.

Il n'en faut pas beaucoup pour être fou ou inquétant; il suffit par exemple d'être convaincu par les perspectives de la Révélation d'Arès ou d'envisager son existence et celle du monde en des termes que l'homme ne peut catégoriser, étiqueter, cataloguer.

Heureusement, il n'y a pas que des gens qui répètent n'importe quoi. Notre présence publique accroît chaque le jour le nombre de personnes qui comprennent que la fraternité d'Arès n'est pas une secte, et que celles et ceux qui la composent ne sont ni fous, ni inquiétants.

Cette réponse aux détracteurs de la Révélation d'Arès et au mouvement qu'elle a suscité n'a donc pas pour objet de se joindre à ce qui ressemble trop souvent à une invitation à la polémique. Car l'idéal auquel appelle ce message est tel qu'il interdit de s'y abaisser.

Il est préférable de se préparer à l'inévitable débat de fond sur les perspectives du message qui remet en cause bien des valeurs auxquelles ce monde croit (ou plutôt auxquelles il a fini par s'attacher avec résignation), valeurs dont ne sort pas le bonheur, qui n'est autre que l'objectif pour lequel l'homme a été créé.

C'est alors avec grand intérêt que nous accueillerons les contradicteurs, car de la confrontation des expériences et visions diverses jaillissent des étincelles pélude à la lumière.

remarques additionnelles

Même si ce point de vue n'engage que nous, il semblerait que les attaques parfois agressives contre la fraternité arésienne s'inscrivent surtout dans deux courants de société, que ces attaques soient le fait d'individus isolés qui partent en quelque sorte en croisade, ou d'organisations ayant pignon sur rue ou simplement un site web.

Le premier courant trouverait son origine dans la mouvance laïque militante issue du jacobinisme et qui participa en grande partie à la séparation de l'église et de l'état en France, marquée par la loi de 1905, après plus d'un siècle de concordat. Nous ne revenons pas ici sur les ramifications historiques et philosophiques de cet événement qui trouva sa figure dans la personne d'Émile Combes et dans sa lutte contre les congrégations. C'est un trop vaste sujet.

Le deuxième courant influent relèverait lui des partisans de la monarchie de droit divin, qui trouvent dans cette forme de pouvoir un côté rassurant. Nous ne faisons aucunement le procès ici du catholicisme, ni ne jugeons nos frères catholiques très divers dans leurs positions de toute façon. Nous soulignons simplement la tendance chez certains croyants à rechercher une forme de protection "divine" tout en n'envisageant pas que la foi soit dynamique, évolution, liberté et puisse vivre sans dogmes ni pouvoir.

Notons également au passage que nous insistons plus sur les mentalités que sur des formes organisées ou institutionnelles.

Pour conclure brièvement cette première approche forcément trop succincte, il nous a souvent paru que les des détracteurs de la Révélation d'Arès font montre d'une réaction plus épidermique que réfléchie, peut-être trop habitués à un matérialisme épais quoique confortable mais qui ne peut durablement satisfaire un homme appelé à toute autre chose.

Et puis il est si facile de trouver un bouc émissaire dans ce monde en crise et qui a du mal à se l'avouer, plutôt que d'envisager les remises en cause nécessaires. Alors tout ce qui propose les prémices d'un projet de société et qui invite l'homme à une profonde réforme intérieure comme pilier de cette dynamique s'inscrit vite dans le giron de la suspicion. C'est l'affrontement du mouvement et de l'immobilisme, d'un réveil de vie face à des fantômes de vie.

Il ne reste plus qu'à tous les dominateurs avoués ou non d'aiguiser les peurs de toutes sortes au sein d'une population d'où émergent des justiciers improvisés qui croient trouver là une cause de croisade pour racheter on ne sait quelle ténèbre ou accomplir on ne sait quel objectif. Dans la confusion générale qui s'en suit, les vrais escrocs et les vrais profiteurs (et pas seulement du portefeuille) continuent souvent de prospérer.

Mais nous comprenons malgré tout cette réaction face à un mouvement inattendu, souvent mal compris et pas toujours très adroit même s'il professe un grand idéal, parce que nous sommes comme tout le monde : nous devons combattre notre propre peur du changement. La différence : nous sommes convaincus qu'il faut le faire. Nous comprenons aussi la réponse des enfants d'une humanité qui a longtemps été abusée par des idéaux clamés d'autant plus fort qu'ils n'ont jamais été mis en pratique. Et les enfants, maintenant, se méfient. Et d'une certaine manière, ils n'ont pas tort.

Un jour pourtant, la situation changera. Nous nous trouverons face à des contradicteurs de haut vol, avec de vrais arguments et une dimension personnelle évidente. Le débat contradictoire qui ne manquera pas de s'engager portera alors des fruits, nous en sommes convaincus, et nourrira tout le monde.

remise en perspective

Celles et ceux qui se reconnaissent dans l'idéal de la Révélation d'Arès sont des gens venus de tous les horizons qui souhaitent simplement contribuer au développement de la dimension spirituelle de l'humanité. Ils se reconnaissent comme héritiers de tous celles et ceux qui ont fait vivre dans l'histoire le témoignage du bien, de l'amour et du pardon.

Ils ne prétendent pas détenir la vérité, exactement comme un homme qui puise de l'eau dans la mer ne peut prétendre en connaître la profondeur.

Ils considèrent que la réforme intérieure de l'être humain est le socle d'un changement radical de société, bien plus que ne le sont les recours à la loi, aux pouvoirs religieux ou profanes, ou l'abandon à des rêves ou des idéologies aussi séduisantes soient-elles.

Leurs moyens d'action ? Tous ceux que l'imagination, l'effort, l'audace peuvent leur suggérer pour rappeler que ce monde peut changer, que chaque homme est une part de la Vie au sens le plus sublime du terme et que lorsqu'il retrouve cette part, qu'il se refait confiance comme créateur de lui-même et du monde, il se "sauve" et il sauve le monde.

Dans ce sens, les "pèlerins" d'Arès ne font pas de prosélytisme borné. Ils ne recrutent pas, même s'ils ne refusent pas que l'on se joigne à eux dans leurs efforts et leur témoignage, en comprenant que cet engagement apporte autant qu'il demande. Ou plutôt, ils recrutent l'homme à lui-même, en quelque sorte, pour comprendre qu'il existe une autre vie que celle de la "taupe" dans son terrier et que l'homme peut vivre autre chose.

Rappelons enfin qu'ils comprennent bien qu'on puisse les critiquer, parfois avec virulence, notamment quand ils sont en-deçà de l'idéal dont ils témoignent et qu'ils essaient d'incarner. Et comment ne le seraient-ils pas quand ils sont au fond des hommes comme tout le monde qui croient simplement à la vertu de l'effort qui fait changer et rend meilleur. Mais ils ne comprennent pas pourquoi la méchanceté, l'opprobre, la calomnie et le mensonge s'ajoutent à une critique finalement bienvenue et pas toujours imméritée.

déçus, contradicteurs et calomniateurs

Un message comme celui de la Révélation d'Arès n'apparaît pas à la surface de l'histoire sans provoquer des remous. De tous temps, celles et ceux qui ont prêché ne serait-ce que des idées différentes ont toujours rencontré une forme d'adversité qui peut aller jusqu'à la violence. La question n'est donc pas de savoir si dans le cas présent cette confrontation aura lieu, mais quand et sous quelles formes.

Avec l'expérience, il semble que trois cas de figure se présentent : les contradicteurs de haut vol, prêts au débat contradictoire, forts de leurs arguments et de leur expérience; les déçus d'un idéal, parfois même par l'idéal de la foi comme la redynamise la Révélation d'Arès; les calomniateurs dont le seul objectif est de jeter l'opprobre et le mensonge.

contexte actuel

Depuis quelques mois, une campagne de calomnie contre le message d'Arès et son témoin, Michel Potay (également appelé frère Michel) a pris place dans quelques sites web à l'initiative de quelques personnes, dont les plus virulentes gardent l'anonymat.

Ces détracteurs utilisent une argumentation et une polémique aux formes récurrentes, que ce soit dans leur formulation ou leurs arguments.

Dans la formulation, le terme "secte" - dont tout le monde ou presque sait bien qu'il est injurieux -, revient comme un leitmotiv. À une époque où l'on se plaît à dire du mal de tout le monde, cela n'engage pas à grand-chose. Un homme convaincu par les perspectives du message ne peut être qu'un "adepte", comme si emprunter librement une direction ne peut que dispenser de l'auto-critique, de l'effort sur soi et d'un dépassement continuel à quoi appelle la Révélation d'Arès, comme toute entreprise généreuse dans ce monde.

Puis qui dit "adepte" dit soumission à l'emprise d'un "gourou" qui pratique la "manipulation mentale". Pourtant, ce message ne fait que replacer l'homme face à lui-même. S'il rappelle les bases que l'on trouve dans la Torah, les Évangiles et le Coran, il invite à des échanges et des confrontations pour que la compréhension en soit toujours plus profonde et fructueuse. Est-ce pour autant de la "manipulation mentale", une expression très contestée par bien des "psys", c'est dire!

Dans la présentation des faits, l'on retrouve également des constantes, puisqu'ils sont tirés de leur contexte, isolés ou carrément amplifiés. Ils sont aussi présentés avec leur propre interprétation, considérée alors comme indissociable du fait lui-même. C'est comme si l'on ne voulait voir la botanique que du point de vue d'un fabricant d'allumettes par exemple. Quand cela ne suffit pas, les calomniateurs recourent au mensonge, à l'affabulation qui en devient risible tellement le trait est forcé. Autant dire qu'il faut bien se payer avec quelque chose et que lorsque l'on est dépourvu de matière première et de réelles preuves, il ne reste que les mots.

En portant son regard plus au loin, puisqu'il n'y a pas de calomnie sans mensonges, on en déduit qu'elle cessera quand les hommes auront retrouvé l'intelligence du parler vrai. Ce sera l'un des signes forts d'un monde vraiment changé. Ce temps ne viendra pas de lui-même mais par ce que les hommes auront entrepris pour qu'il survienne. En attendant, il faut bien répondre à cette calomnie, ou plutôt y faire face car au fond, les calomniateurs n'ont rien à faire du dialogue, même si par ruse, ils y invitent.

un exemple de contradiction ou comment se positionner

Récemment encore, l'argument de l'appareil photo (ou de la caméra, du magnétophone, c'est selon), est revenu dans les débats. Avant il y avait déjà eu les "chasseurs de barbe" (s'enquérant de la longueur de la barbe de Jésus) ou d'autres attitudes qui portaient une grande attention aux détails. À partir de là, l'esprit a souvent tendance à passer d'une prudence bien compréhensible à une suspicion parfois vindicative.

Mais replaçons-nous dans les perspectives de ce message annoté par le témoin. La confrontation entre un homme et un événement de ce type ne laisse pas vraiment la place aux réflexes usuels. Ou alors à une forme de réflexe de survie et de tension intérieure. Il suffit de s'être soi-même trouvé dans une situation de ce genre, y compris dans un moindre degré, pour le comprendre.

Reprenons également l'image du Créateur - l'étalé (chapitre 2/5) - qui se réduit à un "clou" (le Livre III/21) pour s'adresser à un homme. Cette image est également valable dans une moindre mesure pour n'importe quel homme habité de sublimes perspectives qui s'adresse à un autre qui n'y comprend rien. Dans cette confrontation entre le Créateur et le témoin se déchaînent des forces dont l'homme n'a plus conscience (relire les notes de la Révélation d'Arès expliquant dans quelles circonstances les déflagrations surnaturelles se sont produites).

Comparons avec l'expérience douloureuse de personnes prises dans une catastrophe naturelle pour imaginer ces femmes et ces hommes au cœur d'une tourmente dont ils sortent indemnes mais ayant tout perdu. Leur préoccupation première est-elle de filmer ? Décidément, le Créateur ne vient pas donner une interview au Journal de 20 heures, dans le confort aseptisé d'un studio de télévision, qu'il suffirait de consigner dans une cassette vidéo. On pourrait étendre la liste des objections.

Le ferait-il que la mentalité contemporaine trouverait toujours à en contester les preuves les plus évidentes de son authenticité.

la culture du refus

Les raisons d'un tel refus ne sont pas toujours très claires, mais tiennent souvent à ce que le message qui ressort d'un événement surnaturel comme celui d'Arès dérange là où on s'y attend le moins : au fond de sa propre personne. Bref, la meilleure photo resterait un trucage, et la vidéo la plus évidente serait un montage. Il y aura toujours quelque chose à mordre pour les détracteurs de tous bords… En tout cas, la sagesse impose de ne pas chercher indéfiniment de réponses rationnelles à ce qui ressort de l'irrationnel. Cela, n'importe quel croyant le sait bien.

non pas croire pour croire, mais agir

Enfin, la Révélation d'Arès, comme le Coran ou les révélations bibliques n'appelle pas l'homme à croire pour croire, mais à agir. Dans cette perspective, le prodige surnaturel le plus puissant, les meilleures preuves, les meilleures résolutions, les engagements les plus solennels doivent résister à l'épreuve du temps, à une adversité parfois redoutable (à commencer par sa propre résistance intérieure) et au découragement. C'est valable pour le témoin lui-même comme pour celles et ceux qui lui emboîtent le pas, d'autant plus qu'un événement de ce type confère non pas un prestige ou un mérite quelconques, mais une responsabilité d'autant plus importante que le message délivré est universel.

Le changement de l'individu n'est pas une simple motion de conscience ou l'adhésion à des idées ou croyances aussi belles soient-elles, mais qui masquent souvent un décalage patent entre le dire et le faire, entre ce que l'on croit être et ce que l'on est vraiment. D'une certaine manière, c'est l'action elle-même qui encourage à l'action. C'est parce que l'individu fait l'effort de changer, de se dépasser, de sortir de son propre enfermement qu'il trouve d'autant plus de raisons à continuer dans ce sens. Les chrétiens par exemple se référeront à la parabole du pauvre Lazare (Luc 16) qui montre bien cet aspect de la foi qui n'existe que par les actes. Pour renverser à nouveau la perspective, le meilleur prodige "surnaturel" qui soit, c'est le changement d'un homme, version contemporaine du : "C'est aux fruits que l'on reconnaiît l'arbre".

Ainsi, nous pensons que la question à poser à quelqu'un qui raconte sa vision ou son expérience surnaturelle n'est pas : "Ah bon ? C'est vraiment vrai ? Vous êtes sûr(e) que ce ne sont pas des hallucinations ?" ou toute autre forme de doute qui demeure bien entendu légitime, mais : "Et que faites-vous de cette révélation ?"

En tout état de cause, affirmer que le monde invisible existe n'a rien d'original. Les Grecs anciens et bien d'autres civilisations acceptaient volontiers ce fait. Quant à sa nature exacte, à son rôle, à son destin ? Nous l'ignorons. Disons simplement que ce que nous ne voyons pas, nous voit en retour et nous soumet à l'épreuve de la transparence. Ce que nous croyons caché aux autres ou même à nous-mêmes de notre propre ténèbre (contre laquelle il faut bien lutter) est lu par l'univers. Et ça n'est pas toujours très agréable à savoir. Mais c'est une épreuve salutaire.

De toute façon, la Révélation d'Arès n'appelle pas à une mystique contemplative aux dérives parfois dangereuses. Elle appelle chaque individu à agir en lui-même et dans ce monde pour changer, ce qui est très différent. Et c'est bien là l'essentiel…

deux liens supplémentaires pour se faire une idée de la réalité sociale et humaine du soi-disant phénomène des "sectes" (nous ne prenons pas forcément partie pour cette approche qui jette néanmoins un éclairage intéressant) fournis par le CICNS :